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APEI Aube
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Face au Covid-19, les établissements de l’APEI de l’Aube se réinventent

ÉTABLISSEMENTS MÉDICO-SOCIAUX. Souplesse, adaptabilité, réactivité : voilà les maîtres-mots qui, depuis plus d’un an, sous-tendent l’action de l’Association de parents d’enfants inadaptés de l’Aube dans ses ESAT, du Tertre à Menois.

Nous nous en sortons plutôt bien », estime Frédéric Sergent, directeur général de l’APEI de l’Aube, « deuxième employeur du département avec plus de 1 500 fiches de paye ». Certes, « nous avons souffert. Au début de la crise sanitaire, des activités – comme la cafétéria (lire par ailleurs) – ont dû s’arrêter. Mais nous avons su nous adapter, nous réinventer en étant capables de modéliser très vite une nouvelle activité », souligne-t-il.

L’exemple le plus représentatif de cette « souplesse » et de cette « réactivité » est la blanchisserie industrielle de l’ESAT (établissement et service d’aide par le travail) Le
Tertre, qui traite habituellement « 2,5 tonnes de linge par jour ». « Du jour au lendemain, nous avons perdu les restaurateurs, les hôtels et les gîtes », indique Christine Hurelle, directrice. « Il a (donc) fallu trouver de nouveaux marchés pour donner du travail à nos usagers en situation de handicap. » C’est ainsi que Le Tertre a travaillé avec les sapeurs pompiers du SDIS 10 (lavage de 400 masques tous les deux jours), Petit Bateau (nettoyage avec un produit virucide de 300 masques par semaine), Tismail (conditionnement), etc.

 

« NOUS N’AVONS JAMAIS ARRÊTÉ »
Par ailleurs, « l’activité liée aux Ehpad a augmenté de 30 % », poursuit Mme Hurelle. Draps de lit (changés plus souvent), vêtements du personnel… : aujourd’hui encore,  les volumes traités demeurent importants. En fait – en respectant les « gestes barrières », bien sûr – « nous n’avons jamais arrêté », termine-telle. Résultat : un chiffre d’affaires « quasiment à l’équilibre ». Également sur le site patroclien, la cuisine centrale (3 000 repas/jour, dont 75 % de « scolaires » en temps normal) a dû elle aussi « se réinventer » pendant l’épidémie : organisation du portage de repas à domicile dans des communes (dont Creney), des entreprises (soixante repas/jour chez Enedis), etc. Et « même si les comptes ne sont pas équilibrés, nous essayons de faire le mieux possible dans ces conditions (si) particulières. »

À l’ESAT Menois, aucun souci à signaler du côté des « espaces verts » : « Les pépiniéristes sont venus s’approvisionner chez nous », confie le directeur, Gérard Guilbaud.
De même, la menuiserie et la sachèterie « sont reparties tout de suite ». D’une manière générale, « notre force, c’est de pouvoir répondre aux demandes des clients »,
dit-il. Ainsi, « en quatre jours, nous avons tout mis en place pour assurer le remplissage de 10 000 éprouvettes pour Dynalab. » C’est ce qu’on appelle tirer son épingle du jeu sanitaire.

 

Une année difficile pour la cafétéria La Fontaine

– 50 % ! Grosse baisse du chiffre d’affaires (CA) en 2020 pour la cafétéria La Fontaine (sites de la rue Pierre-Gerdy et de Sainte-Savine). Avec le premier confinement, les lieux (160 repas/jour pour le premier et 240 repas/jour pour le second) ont fermé pour ne rouvrir que de la mi-mai à fin octobre. Une période où « nous avons (cependant) tourné au ralenti », indique le directeur, Laurent Mosca. En novembre, un système de vente à emporter a été mis en place (avec réservation par téléphone la veille) ; mais c’est resté « marginal » (80 repas/jour). Quant au click & co llect (avec une appli), lancé le 15 avril dernier, il est trop tôt pour analyser les résultats.

Heureusement, le maintien de la « restauration en interne » a permis de limiter les dégâts. En revanche, le service traiteur (entreprises, collectivités locales…) a été laminé avec seulement « 5 % du CA ».

Dans ce contexte difficile, « le salaire des 90 travailleurs en situation de handicap et des 32 salariés (dont une partie a été déployée sur d’autres sites de l’APEI) a été maintenu », précise Laurent Mosca. Reste que certains de ces travailleurs ont été « psychologiquement impactés » (angoisse du lendemain, anxiété, dépression légère). « (De fait) ils ont été “privés” de clients. Or, recevoir des personnes est pour eux quelque chose de très valorisant », explique-t-il.

« Comme tous les restaurateurs du coin, nous n’attendons qu’une chose  : la réouverture ! », conclut Laurent Mosca.

Rodolphe Laurent – l’Est Eclair


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